Le nouveau président du Conseil d’Administration de l’Office Régional du Tourisme d’Analamanga entend renforcer les actions et concrétiser les projets entamés sous le mandat de son prédécesseur.
Comment s’est déroulé le changement de statut de l’ORTANA ?
Les statuts de l’ensemble des Offices Régionaux qui ont été harmonisés se sont, en fait, assez largement inspirés de ceux que connaissait déjà l’ORTANA. 13 membres siègent donc au Conseil d’Administration : des représentants des filières ainsi que 2 membres, de plein droit, représentant notre ministère de tutelle et la Commune Urbaine d’Antananarivo. La présence de ce dernier membre est importante. D’ailleurs, nous avons au moins deux projets en partenariat avec la CUA : un nouveau point d’accueil en construction de 100m² comportant une salle d’exposition de 40m² (dans l’enceinte du jardin d’Antaninarenina) et l’ouverture d’édifices, tel l’Hôtel de ville, pour des visites. Une de nos ambitions est, en outre, de sensibiliser les tananariviens aux atouts touristiques de leur ville afin de favoriser l’accueil des touristes.
Nous n’oublions pas, cependant, que notre mission première est la promotion de la destination : notre objectif est que la capitale offre des activités riches et diversifiées aux visiteurs. Nous lançons un appel à tous les acteurs afin qu’ils proposent des produits touristiques de qualité et qu’ainsi les touristes séjournant dans notre région puissent garder un excellent souvenir tout en contribuant à l’économie d’Analamanga.
Quelles sont les actions que vous allez mettre en œuvre afin d’atteindre cet objectif ?
Il faut multiplier les contacts avec les professionnels, c’est pourquoi nous serons présents dans plusieurs salons internationaux en favorisant la participation d’opérateurs qui « vendent » la région Analamanga et il faut être en contact avec les clients finaux. A ce titre, dès ce mois de février, nous éditons un agenda qui sera adressé par courriel à tous les prestataires à des fins de diffusion et affichage. Les visiteurs et touristes doivent être informés des multiples activités disponibles à Antananarivo et dans sa périphérie.
Nous travaillons sur des packages qui incluront l’hébergement, les frais de transport ainsi que les visites et qui intéresseront l’Analamanga mais aussi, en plus de notre région, celles de l’Itasy et du Vakinankaratra. Nous voulons promouvoir également les produits qui peuvent séduire des touristes en transit pour quelques heures. Pour ceux qui peuvent séjourner plus longtemps, nous étudierons un système « type chéquier » multipliant les propositions d’activités et visites.
Pour terminer, je voudrais rajouter que nous réfléchissons aux moyens à mettre en œuvre afin de développer la sensibilisation des opérateurs aux réalités et enjeux d’un développement plus « durable » de leurs activités. J’aimerais mener à bien l’ensemble de ces projets dans les deux années à venir de mon mandat.
Richard Bohan