
Nous avons tous connus des moments difficiles au cours d’événements mondains. Ce genre d’événements ou personne ne semble se connaître, ou il faut coûte que coûte tenir la conversation pour éviter la catastrophe mondaine : le grand trou ou personne n’a plus rien à dire et tout le monde se regarde l’air gêné
Qui ne s’est pas creusé les méninges pour trouver de nouvelles banalités à proférer et éviter que la conversation ne s’essouffle, tout en essayant de conserver bonne figure ? Qui n’a jamais ressenti la gène qui s’abat sur le groupe lorsque les derniers sujets classiques s’épuisent, et que les blancs se font de plus en plus nombreux ? Qui n’a jamais fait semblant d’être formidablement intéressé par la poussière sur ses chaussures lorsque le silence s’impose définitivement ?
Et pour cause, lorsqu’on est étrangers l’un à l’autre, qu’on ne se connaît pas encore de points communs, pas facile de trouver de vrais sujets. Il faut bien meubler jusqu’à trouver quelque chose de valable, non ? Le problème, quand on est inexpérimenté, c’est que les sujets s’épuisent vite. Voire trés vite, quand on ne sait pas s’y prendre.
La conversation entre deux inconnus commence généralement par des questions classiques. Qu’est-ce que tu fais ? Où habites-tu ? etc.
le meilleur moyen d’épuiser un sujet est de répondre à la question par des faits, et de renvoyer la balle aussitôt.
- Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?
- Je suis dans l’informatique. Et toi ?
Et toi ? Quelle phrase terrible ! En deux mots, comment foirer un sujet de conversation ?! Comment transformer un potentiel échange enrichissant en un jaillissement sec et disgracieux de questions pétaradantes et répétitives ?!
Comment … ?
… Et toi ?
… Et qu’est ce que …
… Et toi ?
Et pourquoi tu …
Parce que … Et toi ?
Rendez vous service. Lors de votre prochaine conversation mondaine, évitez à tout prix d’utiliser ces mots : et toi ? Vous vous éviterez d’être considéré comme un raseur inintéressant. À la place, suivez les conseils de 1000 petits riens, qui fournit une approche formidable pour éviter que les sujets ne s’épuisent trop vite.
Si un inconnu vous demande ce que vous faites dans la vie, ce n’est pas pour savoir ce que vous faites dans la vie. Il s’en cogne. Ce qu’il veut, c’est passer du bon temps, avoir des relations sociales intéressantes, et faire la connaissance de gens passionnants. Quelqu’un de passionnant ne dira jamais :
- Je suis informaticien
Mais plutôt :
Je travaille dans l’informatique. Un domaine passionnant quand on aime comme moi résoudre des problèmes complètement tordus et bâtir des monument virtuels immensément complexes. La dernière fois, j’étais au téléphone avec un client, et [insérer ici une anecdote follement drôle comme vous seul savez les raconter]. Dites moi, pensez vous qu’on puisse vivre en pratiquant un métier qu’on n’apprécie pas vraiment ? [Notez l’ouverture sur une question ouverte, amenant un sujet de conversation s’annonçant particulièrement motivant et électrisant].
Compris ? Au travail !
Commentaires
anonyme
lun, 26-01-2009
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anonyme
mer, 27-08-2008
J’irais plus loin que ça. C’est bien beau de parler de quelque chose avec émotion, de dire plus qu’un simple “je suis ______” ou “je viens de _____”… Ce n’est pas ça qui va créer un rapport entre deux personnes !
Je suis d’accord par contre, éviter les “et toi ?” “et puis…. (question)”. Ce genre de structure rappelle à l’autre que vous êtes encore des inconnus, renforce cette perception. Ce que nous voulons accomplir c’est l’inverse, renforcer l’impression que l’on se connaît déjà.
Les questions de base sont impossibles à éviter, il faut quand même un minimum d’info pour passer d’inconnu->connaissance. Après ces quelques questions par contre, je trouve utile de commencer à supposer que le rapport est déjà établi. DONC : je lui parle comme si nous nous connaissions déjà.
Comment le faire ? Je n’entrerai pas dans les détails… Mais pensons aux différences entre la manière que nous parlons à nos meilleurs amis, et la manière que nous parlons aux étrangers. Trouvons des moyens de parler aux étrangers de la même manière que nous parlons à vos amis, après ces quelques questions initiales.
Des petites idées :
- vous êtes à l’aise avec vos amis, vous ne vous inquiétez pas de dire la chose la plus extraordinaire possible, vous ne vous inquiétez pas des silences
- vous parlez de choses que vous avez en commun, des gens que vous connaissez tous les deux (il y a 2 gros sujets de conversation qui peuvent accomplir exactement la même chose avec des inconnus!!!)
- vous faites des affirmations plutôt que des questions, genre “merde il était fou le gars hier qui a fait un accident de voiture !” VS “qu’est-ce que tu penses du gars qui a fait un accident de voiture hier ?”
- encore, des affirmations VS transfert d’informations “je sortais magasiner avec ma petite soeur hier soir et….” VS “j’ai une soeur, elle a 17 ans, je l’adore”
Et ça continue. Le principal c’est d’être à l’aise et de voir l’autre personne comme quelqu’un de déjà connu plutôt que comme un étranger ; de voir que le rapport est déjà établi (ou au moins agir comme si c’était vrai) plutôt que de chercher à forcer ces choses à travers des scripts ou des tactiques artificielles…
Plus d'infos ici: http://www.voiedegun.com/2008/04/23/mgw-methode-verbale/
ock.
anonyme
mar, 15-07-2008
hahahahaha,
Hé, viens jetter un coup d'oeil sur mon blog en passant, à bientôt
htpp://blogging-madagascar.over-blog.com