Avant de mourir (histoire triste mais malheureusement vraie)

Maman ?
...

Pardon, tu dormais...

Combien de semaines déjà passées ici ? Chaque jour, je reviens pour te voir t’émacier un peu plus. Chaque jour, je prends cette immense respiration dans l’ascenseur qui mène vers l’étage qui est devenu ton antre désormais. Un sourire, c’est cela, c’est mon plus beau sourire qu’il faut que je t’apporte.
Quoi d’autre de toute façon ?

Ils me l’ont dit en décembre : "Ce sera son dernier Noël, elle le sait, elle est courageuse... et après ; 1 mois, 6 mois, on ne peut rien vous dire Madame, ça dépend des gens..."

Il y a bien eu cet essai. Il t’a tellement fatigué, tu étais jaune et ces nausées, ces nausées.
Puis tes cheveux qui sont restés dans ma main plus tard une fois que je te serrais dans mes bras. Je n’ai rien osé dire.

Nous avions aménagé ta chambre à la maison. Au milieu du défilé des soignants qui sonnaient à la porte plusieurs fois par jour, tu retrouvais un semblant de vie, les enfants t’amenaient la joie le matin et la tendresse le soir.
Je me disais que, dans tout ce malheur, on avait réussi à faire quelque chose de bien.
Ca n’a duré qu’une semaine, une pauvre et ridicule semaine au bout de laquelle tu es partie dans le camion rouge toute sirène hurlante vers ce qui était devenu ton port d’attache.

Un service où les infirmières étaient délicieuses, mais où tu ne pouvais sortir de ton lit. Tu avais perdu ce qu’il te restait de dignité pensais-tu, un poids pour la société et tes proches...
"Débranchez tout, ça suffit, j’en peux plus", avais-tu crié au travers de tes sanglots ; pour que tu respires mieux, la fenêtre était ouverte sur le printemps sortant de son long sommeil hivernal. Je me souviens...

Ils ne t’ont pas écoutée, ils se sont presque fâchés même !
Et tu as atterri dans ce service de soins palliatifs. Ce petit, trop petit coin de l’hôpital où tout est douceur, rires, soins, paroles, amour. Deux semaines du sacerdoce de chaque intervenant et tu étais redevenue toi-même, détendue et souriante, sereine face à ton sort.
Même la petite mamie qui occupait la chambre voisine de la tienne et que personne ne venait voir, souriait elle aussi en réponse à mon salut.
Mille mercis ne suffiraient pas à rendre à tous ceux qui travaillent là ce qu’ils nous ont donné à tous, pour quelque temps. Souffler, juste souffler.

Après ce furent les soins de suite, nettement moins sympathiques. Le médecin qui ne parle pas, les interventions à la légère ou comment oublier de donner les médicaments et même le dîner ; eh oui, ta porte était fermée et dans ce désert de couloirs comment se souvenir que quelqu’un vit encore derrière ! Glauque !

Mais tu as scotché tout le monde, les tumeurs te bouffaient de l’intérieur de plus en plus. Malgré tout, tu as eu cette énergie de chercher une maison de retraite pour retrouver ton indépendance, ton chez toi, pour vivre encore un peu.
On a pas mal cavalé, mais on a trouvé. Tu t’y es installée, nous avions ramené tes meubles, tes tableaux, le bouquet de la fête des mères. Espoir, lumière !

Juste quelques jolies journées puis les douleurs furent de retour avec leur cortège de drogues en tout genre.

Un soir, tu ne fus plus la même, tes yeux étaient comme sortis de leur orbite, tu divaguais un peu. La morphine sans doute.
Je revins le lendemain comme chaque jour, tu portais cette petite robe noire, ton visage était vide, tes soupirs étaient lourds et je n’oublierai jamais, jamais, ce dernier regard quand tu tournas le coin de la salle à manger commune pour t’asseoir une ultime fois autour d’une table.

"Bon, bien au revoir...." Je t’ai embrassée, je me suis tournée et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, ce regard m’avait fait comprendre.

Il y eut dix jours supplémentaires dans ce lit du service de courts séjours. Les soins palliatifs fermaient ; il y a moins de personnel et moins de gens qui meurent en été...

Dix jours à entrer petit à petit dans le coma, dix jours pour se dire l’essentiel durant les quelques secondes de lucidité, dix jours d’amour qui restent, dix jours où tu pris le temps de me dire combien tu admirais mon sourire, dix jours où depuis ton profond sommeil tu as entendu les enfants te crier qu’ils t’aimaient, toi leur si chère Grand-Maman... la dernière fois que tu as bougé tes doigts.

J’ai appelé ce jeudi pour savoir s’il y avait du nouveau. Stationnaire me dit la toubib avant de raccrocher pour finalement me rappeler dans la minute suivante : "C’est fini pour votre maman".

Je n’étais pas là pour tenir ta main, mais j’ai entendu ton Adieu.

Maman ?
...

Tu dors.

Commentaires

anonyme

Hope

dim, 27-06-2010

Je te comprend.

C'est dur se qu'il t'arrive. Les mots ne trouvent plus leurs places parmis des paroles aussi tristes, parmis une histoire telle quelles vous fendent le coeur. Ces lettres insensée et futile qui n'ont aucune volupter, et ce silence angoissant...

Je ne te connais pas, et je pense que chacune des personnes ayant laisser un mp ne te connaissent pas non plus, mais je pense sincèrement pouvoir dire au nom de tous que ton histoire, que ce bout de ta vie, qui es si dur, et bien nous t'aidons volontier à le surmonter, et c'est extremement courageux d'avoir eut la force d'écrire, d'exposer ce moment intime...

C'est une leçon... La famille, c'est tous se qu'il nous reste. C'est eternel, car ils imprègnent même les souvenir. Peut être ne lira tu jamais ce méssage... Peut être personne ne le lira jamais... Mais peut importe.

Je te souhaite bonne chance, esseye de continuer ta vie, même si c'est en pensant à elle à chaque seconde, fait ce pourquoi tu es là: vivre.

PS: les gens qui disent des paroles horrible, comme quoi c'est laid ect, n'ont pas de coeur. Ce son se que l'on appele familièrement des monstres. je suis jeune, et je me dégoute déjà de l'atrociter des propos égoisites de ces êtres égocentrique. Pensezà vos mots quand votre mère meureras, et vous verrez cette peine sois-disante "laide". Si vous saviez, mon Dieu, si vous saviez se que vous meritez...

anonyme

snif

ven, 02-04-2010

J'ai pleuré de ton histoire
Moi ma grand-mère est morte
Car son cœur arrêter de battre
Et je n'ai pas pu lui dire au revoir
Car j'ai préférer rentrer a pied de chez des amis
Plutôt que partir en voiture
Et d'aller la voir à l'hôpital et sa je le regretterai
Toute ma vie à chaque fois que je pense a elle
Si cette histoire t'es vraiment arrivée bonne chance pour la surmontée ...

anonyme

je te félicite!!!

dim, 28-03-2010

je te félicite mon chèr !! C'est une histoire magnifique je vois que vs aimez votre mère je l'aime aussi bcp enfin une personne sans mère a tjrs un manque , en lisant ce ke tu viens d'écrire je me suis rapelée ma soeur et ma meilleure amie ke j'ai perdue y a po trés longtemps et je te comprends parfaitement ça fait trés mal !! parfois on a po la chance de dire au revoir alors mon chèr tu es chanceux !! Pour ceux ki n'ont pas aimé cette histoire ils n'ont pas de coeur je le dis et je le répète à haute voix!!!    La vie est un peu dûre mais il faut l'accepter telle qu'elle est !!

Mes honorables salutations!!

anonyme

j'en chiale

lun, 22-03-2010

a tous ceux qui n'ont pas aimer cette histoire:
vous ne pouvez pas comprendre ce que sa fait de perdre quelqu'un étant donner que vous ne l'vez jamais vécu!

sinon très jolie ton histoire. j'en chiale.

anonyme

SA MA FAIS PLEURER

ven, 05-02-2010

MOI AUSSI J'ai eu sa mais avec ma grand mere

anonyme

SA MA FAIS PLEURER

ven, 05-02-2010

MOI AUSSI J'ai eu sa mais avec ma grand mere

anonyme

ta maman

ven, 22-01-2010

je suis vraiment désoler pour ta maman sa ma fait pleurer !!
j'ai connu sa avec mon grand père même pas pu lui dire au revoir sa sa fait mal !!
http://la-ptite-cormozienne01.skyrock.com

anonyme

ses po touchant

mar, 24-11-2009

commonne ses nul plate de la marde de crotte amiliorer de blogue sa faiyt dure

anonyme

jaime po

mar, 24-11-2009

j'aime po ton histoire jsuis dsl mais ses nul

a recommencer ses vraiment a en dormir debout ses laid laid laid

anonyme

SES MEME PO VRAIJE TE GAGE

mar, 24-11-2009

SES MEME PO VRAIJE TE GAGE

anonyme

annonyme

mar, 24-11-2009

tres touchant

anonyme

annonyme

mar, 24-11-2009

tres touchant

anonyme

TUTUTE

lun, 14-09-2009

  • Ben en fait ct pour te dire que j'ai trouver ton hitoire trés touchante et émouvante !
  • Bravo pour cette histoire !!!!!

anonyme

Magnifique ... Ton histoire

dim, 12-07-2009

Magnifique ...

Ton histoire me rappelle celle de mon meilleur ami qui est parti après un comat ...

anonyme

mapalaelo beu.saingy zay lé

jeu, 28-08-2008

mapalaelo beu.saingy zay lé fiainana é.d mivavaka iany no fanafodiny.fa indrindra kou @reny fotoana reny lé tokony hanehoana fitiavana é.

za

RE

lun, 07-07-2008

merci pr le com ms pr info, cette histoire ne me concerne pas! ni moi ni ma mère...c'est juste une histoire que j'ai trouvé sur la toile et qui m'a bcp touché, vrmt dsl pr la confusion!

anonyme

désolée pour ta maman

sam, 05-07-2008

tu sais, j'avoue que la séparation est le moment le plus dur pour nous tous et puis tu sais mon père aussi il est décédé d'une tumeur. en lisant ce qui est écrit dans ton blog, franchement aça me rappelle mon père. mais quoi que, on n'efface pas un souvenir, on vit avec......ça a été le moment le plus tragique pour moi aussi je t'aasure

vraiment désolée pour nous deux.
choumileky@yahoo.fr

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