Zone de coopération de 6,4 millions de km2, surveillée par PRSP

Zone de coopération de 6,4 millions de km2, surveillée par PRSP

Economie | 21/07/2017

La conférence ministérielle du Plan régional de la surveillance de la pêche (PRSP) dans la zone de l’océan Indien s’est tenue au Centre de conférence internationale à Ivato (CCI Ivato) depuis mercredi 19 juillet dernier. Cette zone de surveillance s’étale désormais sur 6,4 millions de km2 et regroupe 8 États membres. La cérémonie de clôture et la signature du renouvèlement des engagements de ces 8 États ont été réalisées ce 21 juillet, toujours au CCI.

Initié par la Commission de l’océan Indien, cette conférence a vu la participation du Vice-président de l’Union des Comores, les ministres des Pêches de Madagascar, de Maurice et des Seychelles, ainsi que les hauts représentants des ministres en charge des Pêches de France, du Kenya, de la Tanzanie et du Mozambique.

Hamada Madi, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, à l’ouverture de cette session ministérielle a indiqué que « notre PRSP constitue une réponse économiquement efficace et politiquement pertinente pour combattre la pêche illégale dans notre vaste zone de coopération. La pêche, secteur moteur et traditionnel de nos économies, est une filière génératrice de croissance, pourvoyeuse de milliers d’emplois directs. Le PRSP est donc une initiative adaptée aux ambitions des États de la région qui entendent profiter du potentiel socioéconomique de l’économie bleue.»  

Par le renouvèlement de la signature de ce PRSP , ces pays, à savoir Madagascar, La Réunion, Maurice, Seychelles, Comores, Kenya, Tanzanie, Mozambique, rajoutés par la Somalie et l'Afrique du Sud, s’engagent à ce que les navires étrangers qui cherchent à entrer dans leurs ports devront demander la permission aux ports désignés à l’avance, en transmettant les informations sur leurs activités et le poisson à bord. Ceci donnera l’opportunité aux autorités de repérer les suspects à l’avance. Les pays conduiront également des inspections régulières des navires selon des normes communes. L’examen des papiers des navires, des équipements de pêche et des prises aussi bien que la vérification des registres des bateaux peuvent souvent révéler s’ils sont engagés dans la pêche illicite, non déclarée, et non règlementée (INDNR). Ces pays doivent également s’assurer que les ports soient correctement équipés et que les inspecteurs soient bien formés. Et enfin, lorsque l’accès à un navire est refusé, les pays doivent communiquer cette information publiquement et les autorités nationales du pays/pavillon que le navire arbore doivent prendre les mesures qui s’imposent.

Ce PRSP, fort de ces 10 années d’existence a déjà porté ses fruits. En effet, de 2007 à 2017, le PRSP enregistre 1006 heures de survol,  12 détournements, 120 infractions, 670 bateaux suivis sur le VMS régional, 3,33 millions d’échanges de données VMS (notamment entre 2014 et 2016), 49 patrouilles conjointes, 1790 données d’entrées et sorties enregistrées (2015-2016), 1672 informations sur les licences échangés depuis 2014, 25 479 jours d’observation en mer depuis 2014, 410 images satellites partagées, avec les moyens du bord à savoir 9 navires et 4 avions.

En termes de patrouilles, sachez que les patrouilleurs malgaches sont enregistrés le plus grand nombre de contrôles depuis ces 10 années avec 138 sorties pour Atsantsa et 101 sorties pour Tendromaso contre 264 contrôles pour 6 navires confondus.

Force est de souligner que chaque année, la pêche illicite non déclarée et non règlementée (INN) dans la zone de l’océan Indien occidentale enregistre des pertes allant jusqu’à plus de 400 millions de dollars par an.  A l’heure actuelle, l’organe de gouvernance du PRSP est composé de chefs des opérations des pays participants. Ces derniers planifient et coordonnent les activités régionales à réaliser et entreprendre.

Faly R.

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