Les taxis-ville en grève

Les taxis-ville en grève

Société | 12/04/2017

Les taxis-ville d’Antananarivo sont en grève depuis ce 12 avril. Une caravane d’environ 150 taxis a été vue à l’instant, longeant la longue rue d’Alarobia vers Ankorondrano.

Ces taxis refusent l’utilisation des nouvelles lanternes imposées par la Commune urbaine d’Antananarivo. Ils affirment que les conditions de port de ces lanternes ne sont pas conformes aux négociations déjà entamées entre l’association FTAR (Fikambanan’ny Taxis Antananarivo Renivohitra) et la Commune urbaine d’Antananarivo.

Faut-il rappeler que la date du début de la distribution de ces nouvelles lanternes a été fixée pour le 27 mars dernier? Jusqu’à l’heure actuelle, une cinquantaine de taxis, sur les 700 recensés en règle l’utilise.

Des supports publicitaires

A noter qu’initialement, la pose de ces nouvelles lanternes devrait être gratuite et que cette nouvelle disposition a été prise par la Commune urbaine d’Antananarivo, afin de lutter contre les taxis clandestins. Cette nouvelle lanterne est nettement plus grande que celle utilisée par ces taxis actuellement. Elle s’étale sur tout le long du toit du véhicule, permettant de trouver d’une part, le matricule du taxi, et d’autre part, un large espace, permettant au chauffeur de faire office de support publicitaire. « Grâce à ceci, les chauffeurs et les propriétaires bénéficieront d’une toute autre source de revenus. Ainsi, la CUA n’interdit pas la circulation des véhicules vétustes, mais exige par contre que ceux-ci respectent la Loi en vigueur portant sur la visite et la contrevisite » a souligné le premier responsable de la direction des transports et mobilité urbaine (DTMU). Toutefois, le véhicule doit disposer au moins de bons éclairages, de roues en bon état, de bons revêtements intérieurs, ou encore un  moteur en bon état de marche.

La DTMU, direction dirigée par le colonel Marie William Rakotoarivony de souligner que seuls les véhicules qui ont les papiers en règle pourront bénéficier de ces lanternes. Ainsi, le taxi en soi doit disposer des papiers nécessaires, notamment une licence, une carte grise et une patente.

Des formations à prévoir

En outre, des formations pour que ces chauffeurs de taxi titulaires de capacité deviennent plus professionnels seront dispensées ultérieurement.

Dans ce dessein, le chauffeur sera informé, formé et recadré par rapport aux règles qu’il devrait suivre en termes notamment de circulation. Cette formation sera une sorte de recyclage ou de remise à niveau, de la connaissance générale tant par rapport à l’histoire d’Antananarivo que par rapport à la circulation qui prévaut dans la ville.

De son côté, malgré ces refus, la commune urbaine d’Antananarivo a réitéré, le 10 avril dernier, sa volonté d’imposer cette nouvelle disposition. Son argument est toujours de permettre à la commune de recenser les taxis réguliers des clandestins. La CUA se demande ainsi si ces agitations ne sont pas créées par les taxis clandestins eux-mêmes.

Faly R.

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