Le manioc comme aliment de base dans le Sud

Le manioc comme aliment de base dans le Sud

Société | 15/03/2017

D’après le bulletin Sisav de la FAO, la situation sur le niveau de vulnérabilité des Communes dans le Sud s’est légèrement améliorée au cours des mois de décembre et janvier. En effet, des conditions climatiques favorables ont pu assurer le début de la campagne de grande saison et ainsi améliorer les perspectives de récoltes durant la période d’observation. Les deux mois ont été marqués par un retour de la pluviométrie dans l’ensemble de la zone d’observation, et une diminution des vents forts. Le manque de semence a été toutefois signalé durant cette période comme étant une limite au bon déroulement du début de campagne.

Malgré une baisse du niveau de vulnérabilité des Communes dans le Sud, l’insécurité alimentaire reste élevée dans cette zone. En effet, la période d’observation (décembre et janvier) coïncide avec l’épuisement total des denrées disponibles au niveau des ménages et une constance du prix élevé des denrées alimentaires disponibles au niveau des marchés. Seuls les ménages au niveau des Communes de Tsivory, Elonty et Mahaly (Ambosary Atsimo) disposent encore d’un stock de manioc pouvant couvrir jusqu’au mois de mars.

Les communes les plus vulnérables et à surveiller de près au cours des prochains mois sont Tranomaro, Maromby, Esira, Manevy, Amboasary Atsimo et Behara pour le District d’Amboasary Atsimo, ainsi que les Communes de Faux-Cap et Antaritarika dans le District de Tsihombe mais également les Communes dans les Districts de Beloha et Ambovombe pour la Région Androy.

Tous les critères de vulnérabilité sont réunis au niveau de ces Communes pour les catégoriser dans une situation de vulnérabilité alarmante.

Changement de l’aliment de base

Toujours d’après le bulletin Sisav, le maintien des pratiques de changement des habitudes alimentaires est le signe le plus déterminant de la vulnérabilité dans le Sud actuellement. En effet, le changement de l’aliment de base est observé auprès d’environ 60% des Communes. Le manioc frais ou sec est l’aliment le plus consommé au cours de cette période. Les sources d’approvisionnement sont toujours les Districts de Betroka, Betioky ou Ihosy. Le prix du manioc frais reste stable autour de 1000 à 1200 Ariary le kilo pour l’ensemble de la zone. Le prix du manioc sec est disparate et varie de 500 Ariary le kilo dans les communes de Tsivory, Elonty, Mahaly à 1.800 Ariary à Andalatanosy, Jafaro et Antanimora Atsimo.

La diminution du nombre de repas par jour et la consommation d’aliments de disettes sont adoptés au niveau de près de 80% des Communes observées contre 60% au cours de la période précédente. La prolifération de la pratique de la mendicité est toujours observée au niveau des chefs-lieux de District.

Les Actions d’Urgence menées par les organismes dans le cadre de l’amélioration de la situation alimentaire sont en cours d’exécution mais la couverture est encore largement inférieure à l’ampleur des besoins, souligne-t-on.

LDV

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