« L’art avant tout » dixit John Oabmar

« L’art avant tout » dixit John Oabmar

Interview | 30/01/2017

« Tsy misy ohatr’izany », « Mangatsiaka », « Adala Aho », « Indray andro tsy hita maso », « Ao Anatinao » (Projetc Smile Africa Madagascar) et bien d’autres encore… Eh oui, on parle bien de John Oabmar, ce jeune informaticien parisien qui a grandi dans le quartier populaire d’Itaosy Ambanilalana à Antananarivo, Madagascar, mais qui évolue également dans le monde de la musique, celui du rock alternatif. John Oabmar veut rester anonyme. Il souligne que pour lui, si un jour on arrive à lui expliquer que voir son visage permet d’embellir la vie de ceux qui écoutent sa musique, il y repensera. Pour l’instant, le mot d’ordre est : “L’art avant tout”. Interview !

John Oabmar, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Qui est John Oabmar ?

C’est un rêveur-réaliste qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour enrichir la vie de celles et ceux qui écoutent sa musique.

Où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?

J’ai toujours habité à Itaosy, Ambanilalana. Mais depuis quelque temps je travaille à Paris en tant qu’informaticien.

Les chemins qui t’ont mené pour atterrir à la chanson

Comme pour la plupart des musiciens, tout a commencé au sein de la famille : notre père est musicien et maman est chanteuse. Ils nous ont habitués très tôt à comprendre ce qu’était pour eux la “bonne musique”. Les écoutes étaient très variées. Du côté de ma mère, on était biberonné de variété française comme France Gall, Voulzy, Nougaro, Michel Berger, et j’en passe. Du côté de mon père, c’était plutôt anglo-saxon : des standards de jazz, du Bob Dylan, du rockabilly, du Jimi Hendrix, des Rolling Stones, etc. Un sacré mélange dont je suis aujourd’hui très fier et très content. Mais au-delà des écoutes, et je pense que c’est très important, ils nous ont surtout encouragés (parfois forcés) à jouer des instruments : Basse, batterie, guitare et synthé. C’est grâce à ce parcours, difficile par moment, que je peux aujourd’hui concevoir et arranger moi-même tous mes morceaux.

Le style de musique que tu as choisi

Sans aucun doute le genre Alternative Rock.

Tes influences en termes d’écoutes …

Au-delà de ce que j’ai reçu de la part de mes parents et de mes proches, j’essaie de me constituer une identité musicale en écoutant de grands artistes comme R.E.M., The Smiths ou Fleetwood Mac, mais aussi des groupes plus récents comme Miles Kane et The Neighbourhood. Mais la vérité c’est que ces écoutes ne sont jamais figées. Aujourd’hui j’écoute ces groupes, mais je ne suis pas en mesure de te dire ce que je vais écouter dans un mois, par exemple. Ça peut être du Balafomanga ou du Tselonina. Je ne sais pas. Je te dirai ça dans un mois (rire).

As-tu choisi l’anonymat ou y a-t-il une autre chose, car les fans veulent connaitre ton visage, mais en vain. Peux-tu expliquer ce « phénomène rare » qui sort vraiment de l’ordinaire des artistes malagasy ? (ce côté mystérieux).

J’estime qu’il n’y a aucun intérêt dans la scarification des artistes. Je préfère d’abord mettre ma musique en avant. “L’art doit avant tout embellir la vie” disait Nietzsche. Et je ne peux qu’être d’accord avec lui. Si un jour on arrive à m’expliquer que voir mon visage permet d’embellir la vie de ceux qui écoutent ma musique, j’y repenserai. Pour l’instant, le mot d’ordre est : “L’art avant tout”.

RDJ t’a choisi parmi les révélations de 2015, est-ce que cela t’a affecté ?

Comment ?

Ça m’a vachement touché. J’en suis très fier. Ce qu’il faut surtout savoir dans la sélection du RDJ Mozika c’est que c’est le public qui vous choisit. C’est toujours en fonction de la demande de diffusion ou de la diffusion de vos morceaux sur la chaine. Mais dans les deux cas, ce sont les auditeurs de la chaine qui choisissent, et non pas la chaine elle-même. Et c’est cette reconnaissance qui fait vachement plaisir. Rien ne vaut l’amour du public.

On connait déjà quelques titres de tes singles, mais peux-tu nous avancer une date de sortie d’album ? Ou tes projets à venir ?

À part la sortie de nouveaux morceaux, je me concentre en ce moment sur la préparation d’un concert. Je vous donnerai des détails là-dessus dans peu de temps.

Merci pour cette interview et as-tu quelques mots à ajouter ?

Merci à toi de m'avoir invité. Je crois que j’en ai déjà trop dit. Je préfère ne rien ajouter, à part souhaiter à toutes et à tous : Peace, Love & Rock’n’Soul.

 

Propos recueillis par Faly Rajaonarison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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