Les investissements dans l’énergie et les infrastructures à prioriser

Les investissements dans l’énergie et les infrastructures à prioriser

Economie | 17/07/2017

Selon la lettre de cadrage du projet de Loi de Finances pour 2018, le Gouvernement continuera de prioriser les dépenses à caractères sociaux mais donnera aussi plus d’importance aux grands investissements dans l’énergie et les infrastructures. La promotion des investissements tant privés que publics devrait stimuler la demande à hauteur de la capacité d’absorption de l’économie. 

Entre 2016 et 2017, le taux d’investissement est passé de 5,3% à 8,2% du PIB, soit un saut de 2,9 points. A moyen terme, un taux moyen de 9,1% du PIB est espéré jusqu’en 2019. 

Pour 2018, l’investissement connaitra une progression de 26% due à la fois au financement interne et au financement externe. La prévision d’investissement atteint les 3 623,6 milliards d’ariary. 

Ceci traduit la volonté de l’Etat de promouvoir l’investissement public, selon la lettre de cadrage budgétaire pour le projet de Loi de Finances 2018. 

Cet effort du Gouvernement sera consolidé par le financement des projets prévus dans le cadre de la Conférence des Bailleurs et des Investisseurs (CBI) qui s’est tenue à Paris en décembre 2016 et en Afrique du Sud (juin 2017). Les Partenaires techniques et financiers réaffirment leur soutien et leur volonté d’investir davantage dans les secteurs porteurs de croissance. Un flux de 10,6 milliards USD est prévu pour appuyer les investissements domestiques, dont 4,2 milliards pour le secteur privé et 6,4 milliards pour le secteur public. Des projets en cours accaparent déjà 2,1 milliards de ce montant. Ces investissements s’étaleront sur une période de trois à cinq ans.  

L’application effective de la loi sur les investissements permettra de fournir un cadre propice aux nouveaux investissements. L’Etat s’engage ainsi à promouvoir un climat des affaires sain et stable et à protéger les investissements à travers la facilitation et l’accélération des procédures administratives nécessaires ainsi que l’amélioration du cadre juridique et fiscal des investissements.

Par ailleurs, des réformes importantes sont entreprises en matière de gestion des investissements publics en vue d’une allocation optimale des ressources publiques et à une meilleure efficacité des interventions de l’Etat, selon la lettre de cadrage budgétaire pour le projet de loi de finances 2018. Il s’agit notamment du raffermissement du processus de sélection des projets d’investissement public sur la base des critères préétablis intégrés dans un outil de priorisation pour servir d’aide à la décision. Ainsi, pour la mise en place du programme d’investissement public 2018-2020, la démarche consiste à assainir la base de données du PIP, en procédant à une revue des PIP en cours et à l’intégration de nouveaux projets ayant fait l’objet de sélection rude et qui sont ainsi dotés de fortes potentialités en matière de retombées positives sur la croissance économique et le développement social. 

A noter que par manque de visibilité sur les financements extérieurs, le niveau du taux d’investissement public sera de l’ordre de 7,9% en 2020, dont la majeure partie sera assurée par les ressources propres internes. Combiné avec les investissements privés, le taux d’investissement global sera maintenu au-dessus de 20% du PIB. 

LDV

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