Deuxième revue du programme de la FEC

Deuxième revue du programme de la FEC

Economie | 07/09/2017

Soucieux de favoriser la reprise économique suite à une crise politique prolongée, Madagascar a mis en route un programme appuyé par la FEC (facilité élargie de crédit) en juillet 2016. Celui-ci vise à mettre fin à un cycle marqué par la morosité de l’investissement et de la croissance. La politique macroéconomique a toutefois été confrontée à des problèmes imprévus en 2016 et au début de 2017, notamment un cyclone, une sécheresse (qui a affecté la production hydroélectrique), et une restructuration coûteuse de la compagnie aérienne nationale.

 

Les politiques qui ont recueilli un large consensus portent sur la croissance inclusive, notamment l’augmentation des dépenses d’investissement et des dépenses sociales ; la création d’un espace budgétaire, moyennant l’accroissement des recettes et la réduction des dépenses peu productives ; l’amélioration de la gouvernance et de la lutte contre la corruption; et le renforcement du développement du secteur financier et de sa stabilité.

 

Malgré les contraintes de capacité dans cet État fragile, la mise en œuvre du programme a dans l’ensemble été efficace. Les autorités ont atteint les objectifs macroéconomiques clés et fait progresser les réformes structurelles, quoique plus lentement que prévu dans quelques domaines.

 

Pour faire face aux problèmes imprévus, elles demandent la modification de l’objectif relatif au solde budgétaire pour fin juin 2017, celle du cadre budgétaire de 2017 afin de tenir compte des dépenses exceptionnelles, et de bénéficier d’une augmentation de l’accès (12,5 % de la quote-part, soit 30,55 millions de DTS) pour parer aux difficultés de balance des paiements résultant des catastrophes naturelles.

 

En tant que pays fragile à faible revenu, Madagascar est confronté à des risques liés à l’insuffisance de la capacité d’exécution, aux dérapages budgétaires (dont les pertes des services d’utilité publique ou d’autres entreprises publiques), à l’instabilité politique (surtout dans la perspective des élections présidentielles de 2018), aux fluctuations des termes de l’échange, aux catastrophes naturelles, et à la dépendance vis-à-vis des financements des bailleurs de fonds et des traitements commerciaux préférentiels.

 

Compte tenu des résultats du programme et des engagements du gouvernement, les services du FMI sont favorables aux demandes des autorités concernant l’achèvement de la première revue au titre de l’accord FEC, la modification d’un critère de réalisation, la dérogation pour non-respect d’un critère de réalisation, et l’augmentation de l’accès.

 

A noter qu'une mission du Fonds Monétaire International (FMI) est à actuellement présente à Madagascar pour une deuxième revue du programme de la Facilité Elargie de Crédit.

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