Coup de filet au sein des télécommunications

Coup de filet au sein des télécommunications

Economie | 06/10/2017

Un réseau de pirates des télécommunications a été démantelé par la police nationale, en collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobile et de l’Autorité de régulation des technologies de communications (Artec) les 30 septembre et 3 octobre dernier. Les coupables sont déjà écroués à Antanimora et plusieurs matériels ont été saisis.

Chaque appel international doit passer par un centre de transit international. Le rôle de ce centre est de relayer ces appels auprès des opérateurs de téléphonie mobile locaux. La détermination du montant de ces droits ressort de ce centre. Et ces droits sont également encaissés par ce même centre.

Toutefois, cette entité a constaté une nette diminution des appels internationaux. Car, suivant investigations, ces appels étaient détournés via des SIM BOX. Ces matériels qui peuvent être dotés de plusieurs cartes SIM en même temps, permettent d’intercepter ces appels internationaux pour les passer pour de simples appels locaux, aux couts des appels locaux. Dans ce dessein, si le cout d’une minute d’appel international est fixé, par exemple à 1 000 ariary, et qu’une minute d’appel local est de 200 ariary, chaque minute, les pirates empochent la différence qui est de 800 ariary. Or, chaque année, Madagascar enregistre environ 59 millions de minutes d’appels internationaux. Le manque à gagner est aussi important tant pour les opérateurs de téléphonie mobile que pour le centre de transit international, sans parler de l’Etat qui ne perçoit ni impôt ni taxes sur ces vols.

Investigations et perquisitions

Après investigations, il a été décelé que les détournements proviennent du côté d’Analamahitsy et de Tsaralalàna. Une plainte a donc été déposée pour « exploitation d’un réseau de télécommunication non autorisée, installation de station radio électrique sans autorisation, utilisation de fréquences non assignées, établissement de réseau, perturbant ceux existants, vol de communication téléphonique  », « criminalité transnationale organisée » et enfin « cybercriminalité ».

Ces infractions sont régies par l’article 41 de la loi 2005-023 du 17 octobre 2005, de la loi 2014-005 du 5 décembre 2014 sur la criminalité transnationale organisée et de la loi 2014-006 en date du 19 juin 2014 sur la lutte contre la cybercriminalité.

Le service central de la police scientifique et technique (SCPST) et des ingénieurs de l’ARTEC ont obtenu un mandat de perquisition aux endroits déterminés par les investigations électroniques.

Après arrestation, ces pirates n’ont pas hésité à dénoncer leurs complices du côté d’Analamahitsy. Selon ces pirates, "ils percevaient mensuellement de l’argent pour garder ces matériels".

Les matériels  saisis seront présentés au tribunal qui prendra les mesures adéquates.

Par ailleurs, la police nationale de noter que le 27 septembre, un ressortissant chinois a été appréhendé en flagrant délit de vol de connexion à Itaosy. Ce dernier et sa compagne, sont déjà mis sous mandat de dépôt et leurs matériels ont également été saisis.

Faly R.

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